La pratique du JDR selon une vision « Germinatorienne »

Le Germinatorium Rolisticus promeut une certaine vision, une certaine pratique du jeu de rôles qui nous paraît la plus satisfaisante, la plus intéressante et enrichissante.
C’est l’expérience que l’on recherche, qui nous parle et nous plait le plus, notre good feeling. Chacun a ses préférences, ses goûts et ses nuances, mais cela reste notre plus petit dénominateur commun.
Bien sûr, nous respectons entièrement toues les visions du jeu de rôles, et rien n’empêche chacun d’entre nous d’apprécier jouer aussi d’autres façons, simplement en étant conscient que ça n’entrerait pas dans la vision germinatorienne (d’une partie, d’un jeu, d’une façon de mener, etc).

Cette vision, bien qu’étant un tout cohérent, doit être abordée via ses 3 piliers, trois angles, qui se recoupent et se déclinent de mille et une façons, plus ou moins personnelles, à la manière d’un fractal. Mais c’est un tout intraconnecté et chaque pilier ne peut être pris seul.

Ces trois piliers sont : une expérience fictionnelle riche, un jeu pertinent, et un groupe respectueux.

Une expérience fictionnelle riche.
Cela veut dire que les participants rendent la fiction la plus vivante possible. En interprétant les personnages et en décrivant les scènes avec assez de détail et d’effets pour les rendre le plus tangibles et marquant dans l’imaginaire de chacun ; en prenant le temps de donner de l’épaisseur et du corps aux éléments annexes à l’histoire tels que les décors, les personnages, leur psychologie et leurs relations, afin de rendre l’ensemble le plus cohérent et crédible possible et que les participants puissent facilement se le représenter et se l’approprier…

Toutes les techniques et pratiques qui vont permettre de créer une immersion forte, c’est à dire un état approchable à celui dans lequel on peut se retrouver quand on est plongé dans un livre ou un film, à la différence près que les participants ne sont pas que spectateurs et que l’immersion vient aussi de la prise que peuvent avoir les participants sur la fiction.

Un jeu pertinent.
Proposer un jeu, c’est proposer une expérience, c’est vouloir faire vivre quelque chose. Créer un nouveau jeu c’est partir du principe qu’on a quelque chose à dire qui n’a pas encore été dit (dans son fond, sa forme, son traitement, etc), et qui mérite vraiment d’être entendu.
Un jeu pertinent, cela veut dire un jeu qui a un propos qui est non seulement original, mais qui est aussi vraiment intéressant. Parce qu’il questionne, parce qu’il est mature, parce qu’il est bien sûr récréatif mais pas seulement. En cela un jeu doit véhiculer un propos, qui peut être esthétique, ludique, politique, sociologique, philosophique…

Mais un jeu pertinent, ça veut aussi forcément dire un jeu qui va permettre de véhiculer correctement ce propos, et l’expérience promise. Pour cela, il doit y avoir une forte adéquation du système de jeu, l’univers, les mécaniques, la manière d’y jouer, de le mener, avec le propos afin de proposer l’expérience la plus agréable possible et qui soit celle qu’on est venu y chercher. Mais le format doit aussi être le plus adéquat possible, ne serait-ce que pour passer au mieux les intentions et que la partie de jeu puisse les véhiculer au mieux, de la façon la plus fluide, facile et agréable possible.

Un groupe respectueux.
Le jeu de rôle est l’activité sociale par excellence, et elle ne peut avoir lieu sans l’autre. Le respect entre les individus est la base de toute interaction sociale, il peut prendre une forme particulière en jeux de rôles mais doit permettre l’épanouissement de tous.

Un groupe respectueux, cela veut dire que tous les participants font attention à ne mettre personne mal à l’aise en respectant les limites de chacun, à ne pas mettre un joueur trop à l’écart, à respecter les apports de tous. Le meneur de jeu s’il y en a un, ou l’organisateur principal sinon (il y en a toujours un : il peut être celui qui invite, celui qui connaît le mieux le jeu, etc), doit y veiller tout particulièrement.

Un groupe respectueux, cela veut dire que chacun joue en respectant les limites (tabous, phobies, etc), mais aussi les envies (pourquoi être venu jouer à ce jeu avec ces gens), les apports (préparation, improvisation, idées, ajouts), le jugement (refus, questionnement, suggestions), etc de tous ceux avec qui il joue.
Et il faut faire preuve pour cela de respect et de confiance réciproques. La fiction ne peut se construire qu’ensemble, et elle doit plaire à tous, permettre à tous d’y participer ; sinon l’activité perd de son sens, de sa force.

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